Villepinte, Carnet de résidence #1

Résidence artistique juin 18, 2019

Plus de dix ans déjà que je photographie les ados de Villepinte. Le monde a changé. (Moi aussi, probablement.) Eux… Pas tant que ça…


Cette image, c’était en 2008. A l’époque j’étais photographe au Théâtre Ferme Godier et je suivais comme une ombre discrète la Compagnie de Pierre Vincent qui ne tenait pas en place et pour qui l’expression « hors les murs », semblait avoir été inventée.


Ça ne se voit pas ici, mais moi j’entends encore la voix de l’auteur papa poule Sylvain Levey raconter la genèse de sa dernière pièce au titre que j’adore toujours autant : « Alice pour le moment ».


2019. Me revoici à à l’invitation du service culture de la Ville de Villepinte en résidence d’artiste dans le cadre de leur projet « Philosophons à Villepinte' ». J’ai pour poisson-pilote la géniale fondatrice des Ateliers philo d’Ophélie ainsi que la Maison de la Philo de Romainville.
On cogite tellement dur que j’en oublie parfois de faire des images. Affaire à suivre…

for ever a work in progress

News juin 11, 2019

souvent, le lundi soir, on se retrouve au Pitch me, 34, rue du Surmelin. on vient d’un peu partout, on aime la littérature – en lire, en écrire, en parler -, on s’interroge, on s’encourage, on se challenge. tout ça en buvant du rhum gingembre.
et puisque sort un nouveau numéro de work in progress, la revue dans laquelle j’ai la joie d’être publiée en très chic compagnie, l’occasion de se retrouver ce jeudi à la Soirée de lancement est bien trop belle pour ne pas y céder…

Mes Corps indociles, commencement

News mai 28, 2019

pour oublier mes yeux qui piquent j’ai mis ma robe couleur de soleil, histoire de vous raconter que dans ce roman – le mien – qui a pour titre « les corps indociles » et dont les premières pages seront publiées dans la prochaine revue WIP, il y a du jazz, une photographe, du whisky japonais, des nuits qui n’en finissent pas de ne pas finir et un garçon aux yeux vairons.

je vois d’ici votre sourire de tiens tiens tout ça nous rappelle quelqu’un, mais alors là vraiment je vous arrête tout de suite.

la revue s’appelle Work In Progress (parce que je suis, tu es, nous sommes des works in progress, aren’t we ?).

dedans il y aura moi donc, mais également plein de formidables auteur.e.s (par exemple Sonia Ristic, dont j’aime tant et depuis longtemps les textes upercutants).

et derrière il y a des gens tellement talentueux et drôles et bienveillants que tu leur parles 5 minutes tu sens les ailes qui poussent sous ta chemise, ton t-shirt ou ta robe couleur de soleil.

je crois que le 13 juin on va fêter tout ça tous ensemble au Pitch me, mon petit bout du monde à moi.

là-bas je ne bois pas de whisky, je m’accoude au bar, je mange des accras et je bois aveuglément les concoctions d’un garçon qui s’appelle Mam. (je crois qu’il met du rhum à l’intérieur, mais j’en suis même pas sûre.)

peut-être qu’on s’y verra ?

et peut-être que d’ici là, j’aurai eu le temps de laver et repasser la robe couleur de lune.

hugs & kisses !

Nita Deda, directrice du festival Dokufest. Prizren, Kosovo

Portraits mai 2, 2019

32 ans seulement (aujourd’hui) et elle a déjà tant fait, Nita Deda, directrice du génial festival de cinéma Dokufest ainsi que de son chapitre insomniaque et musical, Doku Nights…

Elle et ses équipes ont fait de la ville kosovarde de Prizren — que les applications d’Apple (plans, météo etc) s’obstinent à placer en Serbie pour des raisons de diplomatie économique — l’une des destinations fétiches des cinéphiles du monde entier.

Joyeux anniversaire Nita !

Paris, Pigalle, Extérieur nuit

Paris Journal, Que faire à Paris ? avril 16, 2019

Que faire à Paris en cas d’insomnie?
Lire et relire et relire encore Marina Tsvétaïéva jusqu’à ce que sommeil s’en suive…


Dans ma vaste ville — c’est la nuit.
De ma maison en sommeil, je vais — loin
et l’on pense: c’est une femme, une fille —
mais je me rappelais seulement — la nuit.

Marina Tsvétaïéva, Insomnie et autres poèmes (Poésie / Gallimard)

Claire Burger au Festival des Arcs. Prix Sisley Femme de cinéma. 2018. Photo : Pamela Pianezza

Claire Burger, cinéaste. Festival des Arcs.

Portraits mars 27, 2019

Aujourd’hui sort en salles C’EST ÇA L’AMOUR, le magnifique film de Claire Burger, que j’avais eu le grand plaisir de photographier en pleine tempête de neige au Festival de cinéma européen des Arcs*: la cinéaste y fait le portrait d’un papa célib (Bouli Lanners) et de ses deux filles (Justine Lacroix & Sarah Henochsberg), dans cette ville de Forbach dont elle a contribué à révéler la cinégénie. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un aussi beau un portrait d’homme…

*Elle y recevait le prix Sisley Femme de cinéma pour l’ensemble de son travail.

Chloé Delaume, écrivaine. Paris, quartier latin. Photo : Pamela Pianezza

Portraits d’écrivain.e.s : Chloé Delaume

Portraits mars 27, 2019

« Le patriarcat bande mou. Quelque chose est pourri au royaume de la flaque, les indices et symptômes croissent et se multiplient. A se regarder jouir de son impunité, le mâle alpha n’a pas vu surgir l’obsolescence de ses propres attributs et fonctions symboliques. »

Chloé Delaume, « Mes bien chères sœurs » (Seuil, 2019)

Photo : Chloé, pause clope, Paris, Quartier latin, hiver 2019
© Pamela Pianezza